Laboratoire Plasticité du Cerveau CNRS UMR 8249

Edito

Notre recherche

La capacité d’apprendre, c’est-à-dire de modifier le comportement en fonction de l’expérience, est une caractéristique fondamentale du système nerveux. Cette capacité est liée à la plasticité des neurones, c’est-à-dire la propriété de modifier la structure et l’activité de leurs connections synaptiques. Le champ de recherche du Laboratoire Plasticité du Cerveau est l’étude des mécanismes moléculaires et cellulaires de la neuroplasticité. Cette thématique est abordée par une approche multidisciplinaire, alliant la génétique, la biologie moléculaire et cellulaire, la biophysique, l’anatomie, l’imagerie cérébrale, les études physiologiques et comportementales. Ce laboratoire réunit dans une même structure, de façon transversale, des chercheurs intéressés à comprendre le fonctionnement du cerveau à des échelles différentes, afin de développer des collaborations et des synergies.

Les objectifs de recherche des équipes indiquent que des compétences variées sont réunies, avec en plus des caractéristiques très innovantes. D’une part, des modèles biologiques complémentaires y sont étudiés, à savoir la cellule nerveuse isolée (équipe de Zsolt Lenkei), le cerveau de la drosophile (équipes de Thomas Préat et de Serge Birman), et cerveau des mammifères (équipe de Karim Benchenane). D’autre part, la situation unique du Laboratoire Plasticité du Cerveau, au sein de l’ESPCI ParisTech, permet de développer des passerelles inhabituelles et fructueuses entre la neurobiologie et la physique, avec l’aide de chercheurs et étudiants physiciens présents au laboratoire. Ainsi peuvent être effectuées des études d’une grande précision sur des domaines subcellulaires définis des neurones et à l’échelle de la molécule unique.

A la lumière et en continuité de ces travaux fondamentaux, les études abordées comprennent, de façon concrète ou potentielle, des applications importantes à la pathologie cérébrale humaine, incluant certaines conditions neurologiques ou psychiatriques, tels les effets des cannabinoïdes sur la mémoire ou les maladies psychiatriques majeures (dépression, schizophrénie, douleurs neuropathiques) (équipes de Zsolt Lenkei et de Karim Benchenane), la compréhension des mécanismes neuronaux impliqués dans la physiologie du sommeil (équipe de Karim Benchenane) ou l’étude, sur des modèles génétiques chez la drosophile, des mécanismes moléculaires mis en jeu dans la maladie de Parkinson, la sclérose latérale amyotrophique (équipe de Serge Birman), le retard mental et la maladie d’Alzheimer (équipe de Thomas Préat). Le caractère appliqué de ces travaux, en particulier en physique et en neuropathologie, laisse présager qu’ils pourront déboucher sur des valorisations au niveau industriel.

Enfin, ces recherches utilisent des savoir-faire et des équipements technologiques de pointe, parmi les plus performants disponibles actuellement, comme l’imagerie sensible au potentiel, la vidéomicroscopie infrarouge, l’imagerie par résonance magnétique, les dispositifs microfluidiques, les puces à ADN et à microARN, les sondes FRET, l’imagerie calcique, les enregistrements électrophysiologiques en patch-clamp et chez le rongeur en comportement, etc. Le Laboratoire Plasticité du Cerveau a de ce fait les moyens de contribuer aux avancées méthodologiques et de faire face à la compétition internationale dans son domaine de recherche.



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The Brain Plasticity Unit, CNRS-ESPCI Paris, currently comprises 5 teams and hosts 50 (...)


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